Se confronter à l’incertitude

Les voyages en train, on adore…

S’asseoir peinard, écouter de la musique, jouer à des jeux vidéo, s’imprégner des paysages qui défilent et qui sont peu fréquentés au quotidien, découvrir des gares qui nous permettent parfois d’aller à la rencontre de l’histoire d’une région,…. Autant d’avantages du rail.

Néanmoins, pour être honnête, tout n’est pas rose non plus. Pour paraphraser un célèbre écrivain, l’enfer, c’est (parfois) les autres qui perturbent notre tranquillité durant le voyage.

Et puis, il y a l’incertitude….

Certains aiment l’impro qu’ils associent à l’aventure.

Pour ma part, je la gère difficilement et ce, jusqu’à perdre ma légendaire zenitude. La seule solution, qui malheureusement, n’est pas magique, c’est l’anticipation:partir une heure plus tôt, analyser les itinéraires bis,avoir un plan B,…

Lors de notre prochain départ, une grève d’une semaine est prévue.

Je ne vais pas me prononcer en long et en large sur le fond de cette grève mais juste signaler que le monde où nous mène notre nouveau gouvernement ne correspond pas aux valeurs d’entraide, de solidarité et d’empathie qui me tiennent à cœur.

Il semble que cette grève ne soit pas suivie par tous les syndicats et qu’elle se déroule en tournante entre les différents opérateurs de la SNCB. Des trains devraient donc circuler mais il est difficile de savoir lesquels. Ils devraient être signalés la veille.

Seulement, durant cette semaine,nous devions passer par Lille pour attraper un train vers la Côte d’Opale.

Petit moment de panique… Que faire ?

On va donc passer par le plan B: le covoiturage via Blablacar.

Sans être fan du système car on perd un peu en autonomie, je l’ai déjà testé quelques fois et ça avait plutôt bien fonctionné.

Nous serons donc embarqués dans une voiture qui nous permettra, je l’espère,de rejoindre notre destination finale.

Le positif, c’est que le départ est fixé juste à côté de chez nous et que, cette fois-ci, on rejoint le nord de la France bien plus rapidement qu’en train.

Le profil du chauffeur est également intéressant:un aventurier-baroudeur qui a passé 2 ans en Australie et le coût final devrait être assez proche de celui du train.

Ce qui est moins top,c’est qu’on ne choisit pas l’heure de départ qui est ici fixée très tôt. On oublie la grasse mat’.

Et on garde quand même une partie d’incertitude puisque le lieu d’arrivée va nous demander d’attraper un autre train. Différentes possibilités s’offrent à nous: Lille, Dunkerque, une petite ville intermédiaire….,on verra sur le moment mais il va falloir dealer avec notre fatigue probable pour rester positifs !

Compte-rendu de l’expérience prochainement…

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